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PAGE 2 SUR LES CRATÈRES D'IMPACT

Les planètes bombardées

venuscrater.jpg (15095 octets)Toutes les planètes, tous les satellites de planète, tous les astéroïdes ont dû subir ces agressions extérieures, véritables blessures dont ils conservent d'impressionnantes cicatrices. Ce sont bien sûr les planètes telluriques et tous les satellites qui ont conservé ces traces parfois intactes. D'aspect identique vus de loin, des détails les distinguent pourtant. De l'eau, une atmosphère avec des vents, des différences de température, une chimie particulière sont quelques uns des paramètres susceptibles d’user les cratères. Mais, si l'on fait abstraction de cette érosion, il est encore possible d'étudier l'aspect global de la cavité résiduelle. La dimension de l'objet percutant, sa masse, la nature du sol où se produit le choc vont contribuer à l'obtention de cratères plus ou moins importants.
(photo à gauche : cratère sur la planète Vénus ©
JPL NASA)

 

La formation des cratères
Plusieurs cas de figures peuvent être distingués :
1. Les cratères dont le diamètre est de quelques kilomètres ressemblent à un trou de type "bol" dont la profondeur est d'un cinquième à un dixième du diamètre. Le plus bel exemple sur Terre est le "Meteor Crater" âgé de 50000ans environ et formé par une masse ferreuse arrivant à plus de 11 kilomètres par seconde. Les 20 mégatonnes d'énergie cinétique ont créé un "bol" de 1,2 km de diamètre et de 200 mètres de profondeur. Les éjectats associés dans ce type de choc construisent un bourrelet périphérique nettement visible sur les cratères de la Lune.

2. Pour de plus gros cratères dont la dimension moyenne est comprise entre 20 et 150 kilomètres, une sorte de rebond crée un piton central plus ou moins élaboré. La violence du choc édifie des parois internes abruptes où se forment par la suite des glissements de terrains qui donnent une allure de terrasses concentriques.

3. Les cratères plus importants (diamètre supérieur à 200 kilomètres) sont appelés bassins. Les énergies libérées sont telles que de nombreux rebonds successifs peuvent se produire contribuant à mettre en place un véritable anneau surgi de l'intérieur du cratère. Le bassin Schrödinger, proche du pôle sud lunaire pourrait passer pour le prototype avec un diamètre de près de 300 kilomètres et un anneau central de 150 kilomètres.

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