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PAGE 4 SUR LES VOLCANS |
Le point chaud du massif central
Des travaux récents (1995,1996) réalisés par une
équipe de sismologues strasbourgeois dirigée par M. Granet et basés sur la mesure
systématique des vitesses de propagation des ondes sismiques (tomographie sismique), ont
permis de visualiser la géométrie de l'anomalie thermique associée au"point
chaud" du Massif Central. Elle a globalement la forme d'une colonne massive, de prés
de 300 kilomètres de diamètre, centrée sur la zone volcanique. Cette colonne pourrait
s'enraciner vers 400 kilomètres de profondeur. Bien que les mesures n'aient pas été
poursuivies jusqu'au Languedoc, on peut constater que le manteau anormalement chaud, et
donc potentiellement producteur de magma basaltique, se prolonge en direction du sud.
La première du coupe du schéma (niveau supérieur) est
une coupe topographique classique entre Albi, au sud, et Nevers, au nord. Elle traverse
donc tout le Massif central, et en particulier la "zone volcanique" regroupant
le Cantal, le Cézallier, le Mont-Dore et la Chaîne des Puys. La seconde coupe (niveau
inférieur) est une coupe verticale de l'écorce terrestre à l'aplomb de la première et
jusqu'à une profondeur de 180 kilomètres. Les figurés correspondent à des variations
de vitesse de propagation des ondes sismiques. Ces variations sont soit positives , soit
négatives par rapport à une vitesse moyenne normale. Sachant que les vitesses de
propagation décroissent au fur et à mesure que la température des roches augmentent,
les variations négatives marquent donc les zones anormalement chaudes, les positives les
zones froides. Cette coupe est donc un véritable "scanner" de l'écorce
terrestre sous cette région.
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