| A
Aberration de la lumière :
Phénomène découvert en 1726 par James Bradley. Dû au mouvement de
la Terre autour du Soleil, il se traduit par un écart entre la direction
dans laquelle on observe une étoile et celle dans laquelle elle se trouve
par rapport au Soleil.
Accrétion : voir Tectonique des Plaques
Acuité :
Pouvoir de discrimination relatif à un organe des sens : acuité visuelle.
Amas de
galaxies :
Ensemble de galaxies gravitationnellement liées. A l'intérieur d'un amas, les galaxies
peuvent se rapprocher l'une de l'autre. Certaines sont parfois en interaction.
Amas globulaire :
Il s'agit de groupes d'étoiles que l'on retrouve autour de la plupart des galaxies
quel que soit leur type ou leur taille. D'un diamètre compris entre 20 et 400
années-lumière, ils contiennent entre cent mille et un million d'étoiles.
Pour notre galaxie, ils se répartissent à l'intérieur d'une sphère de près de 90000
années-lumière de rayon, autour du centre galactique. On trouve plus d'amas au voisinage
du centre qu'en périphérie de la galaxie. Plus de deux cents d'entre eux sont
répertoriés pour notre Galaxie. Contemporains de la formation de la galaxie, les amas
sont donc anciens et ont de ce fait joué un rôle majeur dans l'étude des structures
galactiques. Les étoiles les composant sont plus pauvres en éléments lourds que le
reste de la galaxie. Il semblerait donc que, constituées avant toute pollution par une
supernova, elles soient parmi les plus anciennes étoiles de la galaxie.
Amas ouvert :
Groupement d'étoiles ayant la même origine et liées entre elles par la gravitation. Un
amas ouvert a généralement une forme irrégulière et contient un petit nombre
d'étoiles.
Andésite : :
roche volcanique qui apparaît, le plus souvent, constituée d'un fond (dans
lequel aucun cristal n'est visible à l'oeil nu) de couleur gris à violacé, parfois
finement vacuolaire, sur lequel se détachent des cristaux millimétriques à
centimétriques de feldspath blanc nacré et de minéraux noirs pouvant être du mica noir
(en paillettes noires miroitantes), de l'amphibole ou du pyroxène (en baguettes noires
striées). Le magma à l'origine de ce type de roche volcanique se forme uniquement
en contexte de subduction et provient de la fusion partielle, à une
centaine de km de profondeur, du manteau supérieur situé entre la plaque
océanique plongeante et la plaque continentale qui se trouve
au-dessus.L'équivalent plutonique de l'andésite est la diorite.
Apex :
A proximité de l'étoile n d'Hercule, se situe l'Apex solaire. Notre système solaire est
en effet en mouvement par rapport à la galaxie de la Voie Lactée. Son mouvement propre
se traduit par un déplacement apparent des étoiles. La vitesse relative du Soleil vers
l'Apex est de l'ordre de 20 kilomètres par seconde.
Antiapex :
Point diamétralement apposé à l'Apex sur la sphère céleste. L'anti-apex est dans la
Colombe.
Arc insulaire :
chapelet dîles correspondant à la portion émergée du bourrelet
longeant les fosses de subduction, du côté où plonge la plaque
subductée. Leur origine est à la fois tectonique (compression associée
à la subduction) et volcanique (accumulation de lave produite par la
subduction).
Astéroïdes :
Comme pour tous les objets dans l'univers, la forme des astéroïdes dépend étroitement
de leur taille. Les plus gros sont à peu près sphériques tandis que les plus petits
peuvent s'éloigner fortement de la sphère. Une classification permet de les séparer en
fonction de leurs caractéristiques internes :
- les astéroïdes C (60 %) les plus nombreux,
sont riches en carbone et en silicates hydratés,
- les astéroïdes S (30 %) contiennent des
corps rocheux comme les pyroxènes ou l'olivine mais aussi du fer et du nickel,
- les astéroïdes M, seraient entièrement
métallique à base de fer et de nickel.
On retrouve une partie de cette
classification dans les météorites récoltées sur Terre si bien qu'on peut penser que
de petits astéroïdes ou des fragments d'entre eux aient pu être extraits de l'anneau
pour entrer en collision avec la Terre.
Asthénosphère : voir Terre
Astrophysique :
Terme habituellement employé aujourd'hui pour désigner l'étude de la constitution, des
propriétés physiques et de l'évolution des astres et de leur milieu environnant.
Atmosphère :
Enveloppe gazeuse d'un corps céleste.
B
Basalte :
roche volcanique le plus souvent, constituée d'un fond (dans lequel aucun cristal n'est
visible à l'oeil nu) de couleur gris foncé à noir, parfois fortement vacuolaire, sur
lequel se détachent des cristaux millimétriques à centimétriques de minéraux
vert-jaunâtre (olivine) et noirs (pyroxène). Le magma à l'origine des basaltes provient
de la fusion partielle de la partie supérieur du manteau terrestre qui se trouve à
l'aplomb soit des zones de distension (comme les dorsales médio-océaniques) ou des
points chauds océaniques (comme à Hawaï ou à La Réunion) et continentaux (le Massif
Central français, par exemple). Le magma basaltique se forme à des profondeurs variables
(une trentaine de km dans le cas des rides médio-océaniques, plus de 100 km dans le cas
des points chauds). L'équivalent plutonique du basalte est le gabbro.
Bouclier :
Vaste portion stable de socle ancien constituée surtout de
roches magmatiques et métamorphiques.
C
Caldeira :
cratère deffondrement, de forme circulaire à elliptique et déchelle
kilométrique à decakilométrique, se développant souvent au sommet des très grands
volcans. Le phénomène à leur origine est leffondrement du toit des chambres
magmatiques qui existent systématiquement à quelques km de profondeur à laplomb
de ces grands volcans. Cet effondrement est lui-même la conséquence de la vidange de la
chambre magmatique qui a lieu lors des éruptions paroxysmales.
Centre galactique :
Formée de plus de cent milliards d'étoiles notre galaxie a une forme lenticulaire vue
par la tranche et l'aspect d'une spirale vue de dessus. Notre système solaire n'en est
pas le centre : nous sommes des banlieusards de la Voie Lactée. En observant la bande
laiteuse, il est possible d'y compter plus de 50 000 étoiles dans un carré de 1 degré
de côté.
Mais tout disque doit avoir un centre et pour les observateurs terriens que nous sommes,
le Sagittaire marque la direction du centre galactique.
Céphéïdes :
Ces étoiles variables possèdent la propriété de permettre une exacte corrélation
entre la magnitude moyenne absolue et la période de variation d'éclat. Elles ont été
découverte dans les années 1910 par Henrietta Leavitt dont le mérite fut de montrer
l'existence d'une relation période/luminosité donnant accès à la distance des objets
contenant ces Céphéïdes.
Depuis, grâce à cette relation, il a été possible, en recherchant des Céphéïdes, de
déterminer les distances d'amas d'étoiles et même de galaxies proches.
Chambre magmatique : voir réservoir
magmatique
Charriage :
Chevauchement de très grande amplitude (de la dizaine à la
centaine de km) provoqué par des mouvements tectoniques de type compressif et conduisant
un ensemble de terrains à en recouvrir un autre par l'intermédiaire d'une grande faille
sub-horizontale.
Collision : voir Tectonique des plaques
Collision de galaxies :
A l'intérieur d'un amas, des galaxies peuvent
entrer en collision. Après l'interaction, des galaxies très déformées peuvent exister.
Parfois de grosses galaxies canibalisent de plus petites. Il n'y a quasiment pas de choc
d'étoiles au cours d'une collision entre galaxies.
Comète :
Noyau de matière peu dense donnant lieu à un phénomène parfois très spectaculaire
lorsque les conditions d'observation sont favorables. Le dégazage à proximité du Soleil
génère la queue de la comète.
Conglomérat :
roche sédimentaire constituée par des débris de roches de dimension supérieure à 2 mm
et liés entre par un ciment naturel de nature variable (siliceux, carbonaté, ferrugineux
...). Si les débris sont anguleux on parle de brèche, sils sont arrondis (et ont
donc une forme de galet), on parle de poudingue.
Constellation :
Groupe d'étoiles brillantes associées par les anciens à des mythes. Ces anciennes
dénominations ont été conservées par les observateurs pour faciliter le repérage dans
le ciel. La figure ainsi décrite est aussi appelée astérisme.
Couleur des étoiles :
Les étoiles évoluent de leur naissance à leur mort. Selon la température de leur
surface la couleur observée va être différente : les plus chaudes seront très bleues
alors que les moins chaudes apparaîtront plutôt rougeâtres.
Croute continentale : voir Structure de la Terre
Croute océanique : voir Structure de la Terre
D
Décrochement : voir faille
Dégazage :
Phénomène se produisant au niveau des parties externes d'une comète au moment où
elle se rapproche du Soleil. Ce dégazage conduit à la formation de la queue de la
comète.
Différenciation:
ensemble de processus physico-chimiques par lequel un magma se scinde en portions
chimiquement et minéralogiquement différentes, chacune d'entre elles pouvant évoluer
indépendamment. La différenciation conduit a des successions de roches magmatiques
différentes les unes des autres tout en gardant malgré tout certains traits chimiques
communs. Ces successions constituent ce que les géologues appellent des "séries
magmatiques". En contexte volcanique, le phénomène de différenciation se
développe spontanément lorsque le magma stationne pendant un laps de temps important
dans un réservoir magmatique avant d'être expulsé à la surface. Très schématiquement
on peut résumer les modifications chimiques affectant le magma stationnant dans un tel
réservoir en disant que le la partie supérieur du réservoir s'enrichit en silicium, en
sodium et potassium (ce qui a pour effet de rendre ce magma très visqueux) ainsi qu'en
gaz (ces gaz peuvent être stockés avec une pression très importante en raison de la
viscosité de ce magma), alors que la partie inférieure s'appauvrit en ces mêmes
constituants. On peut ainsi expliquer la formation de magma rhyolitique riche en silice
(plus de 65%) à partir de magma andésitique relativement pauvre en silice (entre 50 et
60%). Andésite et rhyolite appartiennent donc à la même lignée magmatique.
Diorite :
roche magmatique plutonique constituée de cristaux tous
visibles à l'oeil nu et d'échelle pluri-millimétrique à centimétrique. On y
reconnaît habituellement du feldspath (cristaux blanc à éclat nacré), de l'amphibole
(cristaux noir en baguettes striées) et du mica noir (en paillettes noires miroitantes).
L'équivalent volcanique de cette roche est l'andésite. Le magma dioritique et ses
produits de différenciation - les granites calco-alcalins - se génèrent
systématiquement au niveau des zones de subduction. Ils s'injectent, à quelques km de
profondeur, sous forme de batholite, parfois de très grande taille, au sein de la croûte
continentale qui se trouve au dessus de ces zones de subduction.
Distance des étoiles :
En astronomie, la détermination des distances d'étoiles se fait de proche en proche à
l'aide de méthodes différentes:
- On mesure la distance Terre-Lune au
centimètre près;
- par la parallaxe on a accès aux étoiles
les plus proches;
- de la magnitude de certaines étoiles on
peut déduire la distance;
- avec le diagramme de Hertzprung Russel, on
peut établir une relation entre la magnitude absolue et la distance;
- les étoiles Cépheïdes permettent
d'accéder à des étoiles dans les galaxies les plus proches;
- dans les amas de galaxies on utilise les
plus brillantes d'entre elles;
- plus loin dans l'Univers, la mesure de la
vitesse radiale d'éloignement donne accès à la distance par la relation vr = H.d où vr
est la vitesse radiale, d la distance et H la constante de Hubble (voir cosmologie).
Toutes ces mesures sont entachées
d'erreurs qui se cumulent ce qui induit une très grande incertitude sur les distances les
plus lontaines.
Dorsale médio-océanique : voir Tectonique des
plaques
Dynamisme (volcanique) :
mode déruption du magma. Il dépend avant tout de la composition chimique du magma
et de la quantité de gaz qui y est dissoute. On a lhabitude dopposer
dynamisme effusif et explosif. Le premier est dominé par lépanchement passif et
relativement calme de magma sous la forme de coulée (comme à Hawaï), le second par
lexpulsion violente du magma sous forme de projections. Très schématiquement on
peut dire que plus un magma est visqueux (voir lave), plus grandes sont alors ses
difficultés à remonter jusqu'en surface, plus les gaz qu'il contient ont de la peine à
s'échapper (pour le faire ils devront atteindre des pressions colossales) et plus son
arrivée en surface sera accompagnée d'explosions violentes. Cest le cas par
exemple du magma rhyolitique, qui, compte tenu de sa composition (il est très riche en
silice, en sodium et en potassium) est très visqueux. Ce magma est en plus toujours très
riche en gaz, et cela en raison de son mode de formation (il provient de la
différenciation de magmas andésitiques riches en eau car résultant de la fusion
partielle dun manteau enrichi en eau par le processus de subduction). Ses éruptions
sont donc toujours violemment explosives (exemple de léruption récente du
Pinatubo). Les éruptions basaltiques, par contre, sont peu explosives : ce magma est en
effet beaucoup plus fluide et généralement relativement pauvre en gaz.. Les andésites
ayant une composition intermédiaires entre rhyolite et basalte, leur dynamisme de mise en
place associera explosions et épanchement de coulées.
E
Ecliptique :
1. Orbite de la Terre autour du Soleil.
2. Orbite que le Soleil semble décrire en un
an au travers des constellations zodiacales. (plan dans lequel peuvent se produire les
éclipses).
Epicentre :
l'épicentre d'un séisme est le point de la surface du globe situé exactement à la
verticale du lieu où, en profondeur, s'est déclenché le séisme. Ce lieu de
déclenchement s'appelle le foyer ou encore l'hypocentre.
Equateur céleste :
Grand cercle de la sphère céleste perpendiculaire à l'axe de rotation terrestre.
Equinoxes :
Moments de l'année où le soleil se situe au point vernal ou au point automnal. A cette
époque, la déclinaison du soleil est nulle.
Eruption (volcanique) :
arrivée de magma en surface se traduisant par lémission plus au
moins violente de matières diverses (projections, gaz, lave) et conduisant
à lédification dun volcan. Le mode démission de ces
matières est lié au dynamisme du volcan. Classiquement on définit limportance
dune éruption à laide de 3 paramètres : sa magnitude, son
pouvoir dispersif, et son intensité.
Etoile :
Astre doué d'un éclat propre, observable sous la forme d'un point lumineux. Le Soleil
est l'étoile la plus proche de la Terre : nous tournons autour.
Etoile à neutrons : voir Pulsar.
Etoile filante :
Autre nom donné au phénomène associé à une météorite. Phénomène lumineux qui
accompagne la rentrée dans l'atmosphère d'une météorite (voir aussi météore)
Etoile la plus rouge :
R Lep est à chercher à l'intersection du prolongement de g Ori vers Rigel et de la
droite passant par a et m du Lièvre. Là, l'étoile la plus rouge du ciel a été
découverte en 1845 par Hind qui la décrivit ainsi: "[star] of the most intense
crimson, ressembling a drop of blood on the black ground of the sky". Cette goutte de
sang sur le noir du ciel peut être observée avec des jumelles lorsqu'elle est à son
maximum. Sa période de variation est de 436 jours.
Etoile variable :
Etoile dont le flux lumineux varie au cours du temps.
Etoile variable longue période :
La fluctuation de ce type d'étoiles est due à une pulsation des régions
externes et le type spectral évolue fortement au cours de cette variation.
Le rayon de l'étoile est affecté de près de vingt pour mille au cours
d'un cycle, et il est vraisemblable que les variations sont dues à des
instabilités pulsationnelles de même nature que celle des Céphéïdes.
Ces étoiles, aux mouvements convectifs importants, ont des pertes de
masse considérables. Elles restent, pour d'autres raisons, dont leur
extrême luminosité, des outils précieux pour modéliser la structure
galactique. On connaît plus de cinq mille étoiles relevant du type Mira
Ceti.
Etoile double à éclipse :
Les étoiles tournent parfois autour d'un centre de gravité commun mais bien souvent, une
étoile tourne autour d'une autre. Dans ce cas, l'observateur terrestre constate des
variations dans l'éclat d'une étoile du au passage de l'autre devant ou derrière
celle-ci.
Etoiles doubles :
C'est grâce à la spectrométrie (analyse du spectre de la lumière issue d'un astre)
qu'il est possible de dédoubler certaines étoiles proches. Aussi distingue-t-on les
étoiles doubles spectroscopiques liées entre elles, des étoiles doubles dites optiques
qui ne sont pas gravitationnellement liées entre elles mais qui sont rapprochées par le
seul effet de la perspective. (la première découverte d'étoile double date de 1664). |