P
- Parallaxe :
C'est l'angle sous lequel est vu un astre depuis la Terre. Connaître la parallaxe d'un
astre équivaut à connaître sa distance. Selon que l'astre appartient au système
solaire ou non, on prend comme longueur de référence le rayon terrestre à l'équateur
ou le demi-grand axe de l'orbite terrestre. Dans le premier cas on parle de parallaxe
diurne et dans le second de parallaxe annuelle.
Période de révolution :
Temps mis par un astre pour parcourir une orbite complète autour de
celui autour duquel il tourne. La période de révolution de la Terre
autour du Soleil est de 365.25 jours.
Période de rotation :
Temps mis par un astre pour faire un tour sur lui-même. La période de rotation de la
Terre est de 23 heures 56 minutes et 04 secondes.
Péridotite :
c'est la roche dont est formé le manteau terrestre. Les cristaux
qui la constitue (le péridot - que l'on appelle aussi olivine - de couleur
vert olive à jaune verdâtre, le pyroxène soit grisâtre, soit vert-émeraude)
ont un aspect granulaire et des tailles généralement millimétrique.
Au point de vue chimique, cette roche se caractérise par sa grande richesse
en fer et magnésium. C'est elle qui, par fusion partielle, constitue
la source des magmas basaltiques et andésitiques.
- Perséïdes :
Etoiles filantes semblant provenir de la constellation de Persée (voir
Larmes de Saint Laurent, Etoiles filantes et Radiant)
- Planète :
Astre tournant autour d'une étoile. Une planète n'émet pas de lumière propre, elle se
contente de réfléchir la lumière de l'étoile autour de laquelle elle tourne.
Plaque : voir Tectonique des plaques
Pluton :
masse de magma ayant cristallisé lentement à quelques km, voire à quelques
dizaines de km de profondeur, de forme globalement ovoïde et de taille extrêmement
grande (plusieurs dizaines à plusieurs centaines de km). Les roches magmatiques qui ont
cristallisé au sein de tels plutons sont dites "plutoniques".
Poinçonnement :
phénomène physique par lequel un corps en pénètre un autre en le déformant. Pour 2
plaques comportant des marges non parallèles, laffrontement se fera dabord
selon des zones localisées jouant le rôle détrave pénétrant à la manière
dun poinçon la plaque opposée. Les structures tectoniques résultantes
montreront non seulement des charriages mais également de grands décrochements
divergeant à partir du secteur poinçonné.
Point vernal :
Ce n'est ni un astre ni un quelconque objet du ciel mais la matérialisation
de l'intersection entre l'équateur céleste et la ligne que parcourt
le Soleil en apparence dans le ciel : l'écliptique. C'est un point origine
pour les coordonnées dans le ciel comme peut l'être le méridien de Greenwich
sur Terre. Tous les ans, le soleil se trouve sur ce point à l'équinoxe
de printemps. Mais, du fait de la précession (voir Petite Ourse) ce
point se déplace régulièrement : il y a plus de deux mille ans, il se
situait dans la constellation du Bélier et dans plus de huit cents ans,
il sera dans le Verseau.
Point automnal :
Le point automnal marque l'équinoxe d'automne lorsque le soleil est au voisinage de b
VIR.
- Polaire :
Terme désignant l'étoile matérialisant le mieux la projection de l'axe terrestre sur la
ciel. Polaris est l'Etoile Polaire Boréale (POLE CELESTE BOREAL) alors que pour
l'hémisphère Sud il n'y a pas d'étoile assez brillante pour être Etoile Polaire
Australe (POLE CELESTE AUSTRAL).
Pôles de l'écliptique :
La trajectoire de la Terre autour du Soleil est contenue dans un plan appelé écliptique.
Un axe imaginaire perpendiculaire à ce plan et passant par le centre de la Terre perce la
sphère céleste en deux points appelés pôle écliptique boréal et pôle écliptique
austral.
Entre l'axe imaginaire passant par les pôles célestes et l'axe imaginaire passant par
les pôles écliptiques, il y a un angle dont la valeur actuelle est de 23°27'.
Du fait de la présence de la Lune mais aussi du Soleil et des planètes, des variations
se produisent dans la direction des axes. Ainsi, rapporté à un système basé sur les
pôles écliptiques, l'axe passant par les pôles célestes décrit un cône de demi-angle
au sommet 23°27' dans le sens rétrograde et sur une période de 27000 ans.
Il découle de ce mouvement que le lieu des pôles célestes varie au cours du temps.
Ainsi, l'étoile polaire boréale qui est actuellement a de la Petite Ourse était a du
Dragon, il y a 5000 ans et sera proche de Véga de la Lyre dans 11000 ans.
Les pôles galactiques :
Lorsqu'il est nécessaire de positionner des objets par rapport à notre galaxie de la
Voie Lactée, le système écliptique se révèle insuffisant. Le plan de base,
nécessaire pour le nouveau système repère, est le plan contenant le centre galactique
et l'ensemble du disque galactique. Perpendiculairement à ce plan et passant par le
centre, un axe imaginaire définit le pôle nord galactique et le pôle sud galactique.
Pouvoir dispersif (dune éruption volcanique)
:
surface recouverte par les projections lors dune éruption. Elle
dépend de la hauteur atteinte par la colonne explosive.
Précession :
Le lent mouvement de déplacement du lieu du Pôle correspond à ce que l'on appelle le
mouvement de précession : la Terre n'étant pas parfaitement sphérique, la présence
rapprochée de la Lune et plus lointaine du Soleil perturbent son mouvement, et son axe de
rotation se comporte comme celui d'une toupie. L'axe de rotation de la Terre semble
décrire l'enveloppe d'un cône de 23°27' d'ouverture déplaçant le lieu du pôle dans
le ciel sur un grand cercle. Avec une périodicité de 25760* ans, ce cercle est décrit.
Ainsi, dans 12000 ans, c'est l'étoile Véga de la Lyre qui caractérisera le mieux le
Pôle Nord. * Compte tenu de la présence des autres planètes, des variations conduisent
à encadrer la valeur de la période de précession entre 25695 et 25868 ans.
Proto-étoile :
Avant que l'étoile ne démarre son cycle, un nuage de gaz se contracte donnant une
sphère appelèe proto-étoile. (Planètes extra-solaires)
- Puissances de 10
:
Les valeurs de distance ou de temps sont très grandes en astronomie.
Au-delà de l'outil de mesure, nous avons besoin d'un petit raccourci
de notation pour éviter de couvrir des pages de zéros. Une petite
astuce simple consiste à écrire : 10 x 10 x 10 x 10 x 10 = 100 000
de façon plus simple en comptant les zéros. On écrit 100 000 = 105
et on dit cent mille égale dix puissance cinq. Comme il est possible
de le constater sur le tableau ci-après, l'avantage est immense lorsqu'il
s'agit d'écrire 1016 soit 10 000 000 000 000 000 ! Et cette écriture
peut se poursuivre aussi lorsqu'on veut désigner des dimensions inférieures
au mètre. Ainsi 1 Millimètre = 0.001 mètre = 10-3 mètre. On a toujours
le nombre de zéros donnés par l'exposant mais il ne faut pas oublier
la virgule.
Tous ces nombres peuvent être multipliés et 4,5 millimètres deviennent
: 4,5 10-3 mètre tandis que 563 kilomètres s'écrivent 5,63 105 mètres.
Juste un petit clin d'oeil pour finir 100 existe : c'est 1.
-
| Du
plus grand au plus petit, des unités à chaque taille |
|
Unité
de mesure |
En
mètres |
|
30
1022
3 1016
9.5 1015
1.5 1011
103
100 |
Megaparsec
Parsec
Année-lumière
Unité astronomique
Kilomètre
Mètre |
30
860 000 000 000 000
000 000
30 860 000 000 000 000
9 467 000 000 000 000
150 000 000 000
1 000
1 |
10-1
10-2
10-3
10-6
10-9
10-10
10-12
10-15 |
Décimètre
Centimètre
Millimètre
Micromètre
Nanomètre
Angstroëm
Picomètre
Fermi |
|
0.1
0.01
0.001
0.000 001
0.000 000 001
0.000 000 0001
0.000 000 000 001
0.000 000 000 000 001 |
- Pulsar :
Dans le résidu central d'une étoile ayant explosé en supernova se
trouve un corps extrêmement dense (étoile à neutrons). En rotation
très rapide, faisant un tour sur lui-même en quelques millisecondes,
il envoie une pulsation radio. C'est la découverte de ces clignotements
comparables à ceux d'un phare qui ont, par contraction de "pulsating
star", donné le mot pulsar.
-
Q -
Quasar :
De tels objets sont assimilés aux noyaux actifs de galaxies. Emetteurs intenses en
rayonnement radio, ils sont au coeur des événements les plus violents connus dans
l'univers
R -
Radiant :
Région du ciel d'où semblent diverger toutes les étoiles filantes durant un nuit
d'observation où leur quantité est importante.
Réservoir magmatique :
les réservoirs magmatiques (que l'on appelle aussi "chambres magmatiques")
correspondent à des zones, situées le plus souvent au sein de la croûte (et donc à
quelques km de profondeur) dans lesquelles le magma (qui provient de plus grandes
profondeurs) transite et stationne, parfois pendant de très nombreuses années, avant de
faire éruption en surface. Il existe de tels réservoirs à l'aplomb de tous les grand
volcans, et en particulier de ceux qui se développe en contexte de subduction.
Rhyolite :
roche volcanique qui apparaît, le plus souvent, constituée d'un fond (dans lequel
aucun cristal n'est visible à l'oeil nu) de couleur blanche à rose, présentant parfois
quelques vacuoles de petite taille, et sur lequel se détachent des cristaux
millimétriques à centimétriques de feldspath (forme rectangulaire, couleur blanc
nacré), de quartz (forme ovoïde, couleur grise et éclat vitreux) et de mica noir (en
paillettes noires miroitantes). Le magma à l'origine de ce type de roche
volcanique se forme uniquement en contexte de subduction et provient de la différenciation
du magma andésitique.
Roches magmatiques plutoniques :
il s'agit de roches provenant de la cristallisation très lente d'un magma en
conditions plutoniques, c'est à dire au sein de très gros amas injectés en
profondeur (un batholite, par exemple). Les roches plutoniques sont toujours
constituées de cristaux millimétriques à centimétriques identifiables à l'oeil nu Le granite,
la diorite et le gabbro sont des roches magmatiques typiquement plutoniques
qui différent par leur composition minéralogique.
Roches magmatiques volcaniques :
roches provenant de la cristallisation d'un magma qui s'est épanché à la surface
du globe. Il s'agit donc au sens strict du produit de refroidissement (extrêmement rapide
en comparaison de celui qui se développe en conditions plutoniques) d'une lave. La
plupart des cristaux constitutifs ne sont pas visibles à l'oeil nu, ce qui confère à
ces roches un aspect tout à fait particulier : celle d'une pâte homogène , parfois
finement vacuolaires (les vacuoles étant la trace d'anciennes bulles de gaz volcaniques
initialement piégées dans la lave et qui se sont échappées au cours du
refroidissement) sur laquelle se détachent quelques cristaux de plus grandes tailles
(millimétriques à centimétriques).
Roches métamorphiques :
ce sont des roches provenant de la déformation et de la recristallisation de roches
préexistantes (soit sédimentaires, soit magmatiques, soit même déjà métamorphiques),
lorsque ces dernières sont entraînées, lors de la subduction ou de la collision de deux
plaques, à grandes profondeurs et donc soumises à des pressions et des températures
beaucoup plus élevées que celles régnant dans les domaines où elles se sont formées.
Au cours de leurs transformations (les géologues diraient " de leur
métamorphisme"), ces roches acquièrent systématiquement un débit en feuillets
(dont l'épaisseur varie du mm au cm) que l'on appelle soit schistosité (dans le cas où
ce débit n'est accompagné d'aucune recristallisation visible à l'oeil nu), soit
foliation (s'il y a une recristallisation associée, et visible à l'oeil nu).
Roches sédimentaires :
il s'agit de roches qui se sont formées à la surface du globe et qui proviennent de
l'accumulation, au fond des océans ou dans des dépressions continentales (lacs, bassins
endoréïques...), de débris minéraux (arrachés aux continents, où aux reliefs
environnants, par l'érosion et transportés par les cours d'eau), de débris organiques
(des fragments de coquilles, par exemple), et/où de la précipitation de sels insolubles
(tel que le carbonate de calcium - la calcite - qui est le principal constituant des
calcaires) à partir des eaux marines ou lacustres riches en sels dissous. Lorsque ces
dépôts sont encore meubles et gorgés d'eau, on les appelle des "sédiments";
une fois compactés (sous le poids des sédiments qui s'accumulent en permanence) et
cimentés (par les sels - carbonate de calcium, silice ... qui précipitent à partir des
solutions circulant dans les pores du sédiment), ils deviennent ces roches anhydres et
dures que l'on appelle des roches sédimentaires. Sur le terrain, ces roches apparaissent
stratifiées et elles contiennent très souvent des fossiles. On citera comme roche
sédimentaire typique le grès (ancien sable consolidé), l'argilite (ancienne boue
argileuse indurée), le calcaire (ancienne boue carbonatée indurée)....
S -
Satellites artificiels :
Objets fabriqués par l'homme et mis en orbite autour d'une planète. Les satellites
qui restent fixes au dessus d'un point de la Terre à une altitude de 36000 kilomètres
sont dits géostationnaires. Les satellites en orbite entre 250 et 600 kilomètres peuvent
être aperçus, après le coucher du Soleil, sous forme d'un point brillant se déplaçant
assez vite. Les satellites géostationnaires sont trop loin pour être visibles.
Sédiments:
matériaux, le plus souvent meubles et gorgés deau, se déposant aux fonds des
bassins marins ou continentaux (lac, dépression désertique.). Le sable, la boue ... sont
des sédiments. Les éléments dont sont constitués les sédiments peuvent provenir de
lérosion et de laltération de roches préexistantes affleurant dans le
bassin versant, mai aussi résulter dune activité organique (accumulation de
coquilles, de débris de coraux ...). Après son dépôt, un sédiment subit un ensemble
de processus physico-chimique que lon appelle la diagénèse (compaction,
cimentation ...) qui conduisent à son induration et à sa transformation en roches
sédimentaires (par exemple, un sable se transforme en grès, une accumulation de débris
de coraux en calcaire corallien ...).
Socle :
ensemble de terrains, souvent plissés, généralement métamorphisés et incluant des
plutons granitiques, ayant été érodé et pénéplané et sur lequel repose en
discordance une couverture de terrains sédimentaires plus récents. -
Spectrométrie :
Analyse de la lumière émise par un astre par décomposition à l'aide d'un prisme ou
d'un réseau.
Subduction : voir tectonique des plaques
Supergéantes :
Ces étoiles, très massives, consomment très vite leur combustible et leur durée de
vie est d'autant plus courte : en quelques millions d'années, elles peuvent arriver à
leur stade final. C'est dans ce type d'étoiles que les réactions de fusion dans le coeur
peuvent se poursuivre jusqu'au fer. Des températures supérieures au milliard de degrés
sont atteintes. Rapidement, l'évacuation de l'énergie devient catastrophique et
l'étoile devient supernova. Etoile à neutrons ou trou noir, peuvent éventuellement
constituer le résidu de cette explosion.
Supernova :
Phénomène explosif
accompagnant le stade final d'une étoile. Dans notre Galaxie , seulement
quatre explosions de supernovae, visibles à l'oeil nu, ont été décrites
dans ces derniers deux mille ans. Elles ont été remarquées en 1006 dans
le Loup, en 1054 dans le Taureau, en 1572 dans Cassiopée et en 1604
dans le Serpent. La supernova de 1604 est aussi connue sous le nom "
d'Etoile de Kepler ".
Système solaire :
Ensemble constitué d'une étoile et des planètes qui tournent autour. Notre système
solaire comprent le Soleil et Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus,
Neptune, Pluton.
T
Tectonique:
ensemble des déformations (plis, cassures, schistosité ...) ayant affecté
des terrains géologiques postérieurement à leur formation.
Tectonique des plaques :
hypothèse, solidement étayée aujourd'hui, selon laquelle la partie la plus externe du
globe terrestre - la lithosphère (voir Terre) - est divisée en plaques
rigides d'une centaine de km d'épaisseur (environ 70 km sous les océans, environ 150 km
sous les continents) reposant sur un milieu visqueux - l'asthénosphère (voir Terre)
- capable de fluer. Ces plaques se déplacent les unes par rapport aux autres. Le
moteur de ces mouvements spectaculaires mais très lents (ils se mesurent en cm par an)
est à rechercher dans les grand courants de convection qui brassent le manteau
terrestre (voir Terre) et qui ont pour origine les énormes différences de
température existant entre le noyau (4000° à l'interface noyau-manteau) et la
base de la lithosphère (1300°). La partie ascendante de ces courants de
convection remonte des matériaux mantelliques profonds et chauds, ce qui se traduit en
surface par un écartement des plaques, la formation d'océans à partir de dorsales
océaniques et la création permanente (expansion océanique), grâce au
volcanisme basaltique qui se développe au niveau de ces dorsales, de nouvelles
portions de croûte océanique (accrétion). La partie descendante des
courants de convection conduit à un affrontement des plaques et entraîne la lithosphère
océanique vers les profondeurs. L'enfoncement de cette lithosphère se développe le plus
souvent à la limite de continents (côte ouest de l'Amérique du sud, côte est du
continent asiatique, par exemple). Il se fait suivant un plan oblique qui plonge sous le
continent: le plan de Benioff. C'est ce phénomène d'enfoncement de la
lithosphère océanique au sein du manteau sous-continental que l'on appelle la subduction.
A cette subduction sont associés: tout le long de la zone d'affrontement, des fosses
océaniques très profondes (celle des îles Marianne, par exemple, atteint 11.000 m
de profondeur), une intense activité volcanique (les laves émises sont de nature andésitique)
et sismique ainsi que le soulèvement de la bordure continentale qui constitue alors une
chaîne de montagnes (la Cordillère des Andes, entre autres). C'est la fermeture
d'anciens océans, par subduction de toute la partie océanique d'une plaque, qui est
responsable de la collision de certains continents et de la formation des chaînes
de montagnes de type alpin (collision entre le continent européen et le continent
africain) et himalayen (collision entre le continent indien et le continent asiatique).
Terre:
La terre a une structure interne en couches concentriques. On distingue
classiquement 3 couches.
- la croûte: c'est la couche la plus externe et elle ne représente
que O,5% de la masse de la Terre. La croûte continentale a environ
30 km d'épaisseur et sa composition globale, en dépit de la grande variété
de roches qui la constitue (roches sédimentaires, magmatiques, métamorphiques),
est celle du granite (densité 2,7). La croûte océanique
a moins d'une dizaine de km d'épaisseur et sa composition moyenne est
celle du basalte (densité de l'ordre de 3).
Séparé de la croûte par la discontinuité majeure de Mohorovicic (le
"Moho"), on trouve ensuite,
- le manteau qui se poursuit jusqu'à 2900 km de profondeur. Il
correspond donc à près de la moitié du rayon terrestre et à 68% de son
volume. Il est constitué d'une roche riche en fer et magnésium - la
péridotite - dont la composition minéralogique et la densité
varient avec la profondeur (3,3 à moins de 200 km, près de 6 à 2900
km).
Séparé du manteau par la discontinuité de Guttenberg-Riechert, on trouve
ensuite,
- le noyau qui, bien que ne représentant que 16 % du volume de
la Terre, fournit à cette dernière 32 % de sa masse. Sa composition
est celle d'un alliage fer-nickel, comparable à celui que l'on rencontre
dans certaines météorites. Le noyau externe (de 2900 à 5150 km de profondeur)
est liquide et sa densité augmente avec la profondeur (de 10 à 12,3).
Le noyau interne ou graine, est solide et sa densité est voisine de
14.
Dans le cadre de la tectonique des plaques, la distinction entre
croûte et manteau (qui est, comme on vient de le signaler avant tout
d'ordre chimique) s'est avérée insuffisante. La limite inférieure des
plaques ne se superpose pas au Moho, et cela en raison du fait que cette
limite est d'ordre mécanique et non chimique. On distingue donc aujourd'hui,
en plus de la croûte et du manteau :
- la lithosphère : c'est l'ensemble croûte-manteau supérieur
qui se comporte comme un solide cassant et qui est donc fractionables
en plaques. Son épaisseur est variable suivant que l'on s'adresse à
la lithosphère océanique (environ 70 km) ou continentale (environ 150
km).
- l'asthénosphère : elle correspond au manteau qui se trouve
au dessous de la lithosphère jusqu'à une profondeur d'environ 600 km.
Cette partie du manteau a le comportement mécanique d'un fluide extrêmement
visqueux, bien que la roche qui la constitue (la péridotite) ne soit
que très partiellement fondue (seulement 1 à 2% de la péridotite est
fondue).
A plus grande profondeur le manteau redevient solide.
-
Titus-Bode (LOI DE) :
Relation empirique liant les distances des planètes au Soleil par une progression sur
les puissances de 2.
Tranformantes (failles) :
il sagit de failles coulissantes, globalement perpendiculaires
aux rides médio-océaniques et qui les tronçonnent en segments décalés
les uns par rapport aux autres
-
Trou noir :
Alors que les couches supérieures de l'étoile moribonde sont dispersées dans le
phénomène de supernovae, la région centrale contenant encore l'équivalent de plusieurs
masses solaires de matière s'écroule sur elle-même. Les densités y sont telles que
rien ne peut s'en échapper, pas même la lumière : c'est un trou noir. Toutefois, dans
un système double, de la matière peut être accélérée depuis un des partenaires vers
l'astre écroulé en émettant un fort rayonnement X. Ce phénomène est bien connu des
physiciens et même quotidiennement utilisé comme dans la machine européenne productrice
de rayons X appelée ESRF (European Synchrotron Radiation Facility) installée à
Grenoble.
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